
Anaëlle, double championne de France – équitation
Il y a des étés qui comptent. Pour Anaëlle, celui-ci restera celui de Lamotte-Beuvron et de deux titres de championne de France : l’un en concours complet, l’autre en saut d’obstacles, décroché le 10 juillet en catégorie Poney A Élite, Équipe Excellence, avec les « Buz Riders » du Centre Équestre de Buzenval.
« L’année dernière, on était passées à pas grand-chose d’être championnes », raconte-t-elle. Ce presque-rien lui est resté en travers de la gorge toute une saison. Il aura fallu une année entière pour le transformer en médaille. Le quatuor est soudé : Anaëlle et Lady Raven, Léandre et Estival, Madeline et Helga V Wijlhuizen, Emma et Dino Deux, quatre binômes, quatre poneys Shetland montés toute la saison par les mêmes cavaliers.
Le concours complet, lui, est l’épreuve la plus exigeante de l’équitation : trois disciplines en un week-end. Le dressage d’abord, « il faut être élégante, il faut porter une veste… », résume-t-elle en riant. Le saut d’obstacles ensuite, où il s’agit d’aller vite sans rien faire tomber. Le cross enfin, chronométré à la seconde près, où le moindre dépassement coûte une pénalité. Deux montées par semaine, un cours d’une heure et demie, sous la conduite de leur coach Rifka, quatre médailles d’or et une de bronze cette année. « C’était exigeant, mais ça a payé. Sinon, on ne fait pas de résultat ». L’exigence, dans les mots d’une élève de cinquième.
À Lamotte-Beuvron, plus de mille trois cents cavaliers étaient réunis, dans une chaleur que les habitués connaissent bien. Au terme des épreuves sont venues la Marseillaise et la cérémonie protocolaire. Anaëlle n’a qu’un mot : « C’est magique ».
Depuis cette rentrée, elle est inscrite au Haras de Jardy, à quelques minutes de l’établissement. Un choix doublement motivé : la proximité avec Suger, et la possibilité de continuer le concours complet, que son ancien club ne proposait pas ; « je voulais continuer, j’aime beaucoup ça ». Conjuguer un projet sportif de ce niveau avec une scolarité exigeante suppose une organisation sans faille. Anaëlle est par ailleurs membre active du club d’échecs de Suger. Deux disciplines où l’on anticipe, où l’on garde son sang-froid, où l’on apprend aussi à perdre (même si c’est dur !).
Toute la communauté éducative de l’école Suger lui adresse ses félicitations ; ainsi qu’à ses parents, dont l’accompagnement, semaine après semaine, n’est pas pour rien dans ces deux titres.